Lyon et ses deux collines

Posted on 18/06/2013 in Excursions, Tourisme, Tours et Activités.

 

Flickr - Ana Rey

Flickr – Ana Rey

Lyon a deux collines : celle qui prie et celle qui crie, la colline de Fourvières et celle de la Croix-Rousse. Elles se toisent de part et d’autre de la Saône, et ne s’aiment pas beaucoup. Et pour cause : elles représentent deux aspects de la ville qui ne se sont jamais entendus… Rien de mieux que de s’y promener pour comprendre la double nature de la ville de Lyon.

Sur la rive droite de la Saône, la colline de Fourvière surplombe le quartier historique du Vieux Lyon, aux belles maisons Renaissance et aux rues tortueuses. Fourvière est célèbre pour la grande basilique blanche qui la couronne. On peut y accéder par un funiculaire qui part de la station Vieux Lyon. Mais le mieux est d’y aller à pied, un dimanche, en partant de la place Saint-Jean. En suivant la rue Saint-Jean puis la rue de la Bombarde, pour prendre la Montée des Chazeaux et entrer dans les ardins du Rosaire, on laisse derrière soi l’animation du Vieux Lyon, ses marchands de pralines et de glaces, pour entrer peu à peu dans le silence des pentes de Fourvière… Attention, la montée est un peu fatigante : ce n’est pas pour rien que chaque année encore, des croyants la grimpent en pèlerinage. Mais même les athées endurcis seront récompensés: on a depuis la basilique une vue unique sur la ville et sa région.

De l’autre côté de la Saône, la Croix-Rousse est en tous points opposée à Fourvière. La colline qui crie a été le haut-lieu de l’histoire révolutionnaire et ouvrière de Lyon au XIXe siècle, le cœur des batailles emblématiques des « canuts », les ouvriers lyonnais de la soie, pour de meilleures conditions de travail. Un peu de l’esprit canut souffle toujours à la Croix Rousse, dans les slogans anarchistes griffonnés sur les murs, les bars associatifs comme le Bec de Jazz rue Burdeau, ou les concerts de rue l’été… même si la gentrification avance, ici comme partout.
Pour visiter la Croix-Rousse, mieux vaut choisir un samedi, un jour où ses rues fourmillent de monde et d’animation. Elle se divise en deux parties : le « plateau » (le haut de la colline) et « les pentes », qui vont du plateau à la Place des Terreaux. Prenez un café sur le plateau (métro Croix-Rousse) et descendez les pentes au fil de votre inspiration. Suivez les petits escaliers et engouffrez-vous dans les « traboules », ces passages couverts reliant plusieurs immeubles (qui furent bien utiles aux canuts révoltés comme aux Résistants). La plus célèbre : la Cour des Voraces, qui va du 9 de la place Colbert au 14 bis de la montée de Saint-Sébastien ou au 29 rue Imbert-Colomès. Il y en a une quarantaine ouvertes au public: à vous de les découvrir… Les pentes se révèlent aux flâneurs et aux curieux.

D’une rue à l’autre, vous trouverez aussi bien une librairie anarchiste (la Plume Noire, 8 rue Diderot), qu’un amphithéâtre gallo-romain (Amphithéâtre des Trois Gaules, rue Lucien Sportisse), ou une église au clocher vernissé… dont la porte est un mètre au-dessus du niveau de la rue (rue Imbert Colomès, près de l’école des Beaux-Arts). Pour faire des pauses, les pentes sont émaillées de petites places, où boire des “canons” (des verres de vin) et jouer à la pétanque : place Colbert, place des Capucins, place Sathonay,… Vous trouverez vous-mêmes vos meilleures addresses, car on doit déambuler pour connaître les pentes, pas les visiter un plan à la main.

– Caroline Ziso

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